La Mort en face à Pessac

La mort en face, documentaire de William Karel et de Nellu Cohn participe en sélection officielle du 30 ème festival International du film d’histoire à Pessac se déroulant du 18 au 25 novembre 2019.

Cette Année, le thème du Festival International du film d’histoire est « L’Amérique Latine » Terre de feu et sera décliné à travers les époques et le monde.

Le Festival International du Film d’histoire offre une programmation riche et variée avec des débats et des rencontres avec des historiens et des invités de renom autour d’une sélection d’une centaine d’œuvres cinématographiques, documentaires et fiction appartenant au patrimoine, classiques, rares, inédits et des projections en avant première.

Synopsis

« Aucun pays, l’Allemagne exceptée, ne participa aussi activement au massacre des Juifs que la Roumanie. » Raul Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe

A Iasi, quatrième ville de Roumanie, en 8 jours, du 28 juin au 6 juillet 1941, près de 15 000 Juifs furent assassinés lors d’un effroyable pogrom.
Au moment des faits, l’extermination programmée des juifs d’Europe n’avait pas encore débuté. À Iasi, il n’y avait ni chambre à gaz, ni four crématoire, mais tout le reste était là : la terreur, les humiliations, les wagons plombés, la famine, les exécutions publiques, la haine. Les ordres venaient d’en haut, et ils ont été appliqués avec enthousiasme, par la police, l’armée et la population. Pendant plus de 60 ans, les gouvernements communistes successifs ont tout fait pour que le pogrom de Iasi sombre dans l’oubli. Il fallait perpétuer le mythe de la résistance du peuple tout entier contre la tyrannie fasciste et minimiser leurs responsabilités dans le pogrom.

Il fallut attendre novembre 2004 pour que l’État roumain admette pour la première fois sa responsabilité directe dans le pogrom. Des excuses officielles du gouvernement furent enfin présentées à la communauté juive, 60 ans plus tard.
De ce massacre, il ne reste rien, pas le moindre bout de film, juste quelques photographies, la plupart prises par des soldats allemands qui les envoyèrent à leur famille en guise de souvenir de Roumanie. Et une poignée de témoins. Ils avaient sept, neuf ou douze ans en 1941. Les derniers survivants racontent.

 

La Mort en face