Le débarquement

Une victoire inespérée

Synopsis

Un épisode inédit de la série documentaire : « Les coulisses de l’Histoire »

Le Débarquement de Normandie reste dans les mémoires comme une épopée héroïque couronnée d’un immense succès. Grâce à l’entente unissant Britanniques et Américains et à la combativité sans faille de leurs troupes, le débarquement allié est passé à la postérité comme une victoire sans failles. Et pourtant ! Entre mésententes des chefs, planifications hâtives, problèmes logistiques, aléas climatiques et impréparation des soldats, l’opération a bien failli tourner au fiasco.

 

SYNOPSIS

Le 30 novembre 1943, les Alliés s’accordent sur une gigantesque offensive en Europe de l’Ouest pour terrasser l’ennemi : l’heure est venue de lui porter le coup fatal. Malgré un calendrier serré, le débarquement de Normandie est lancé, alors que les obstacles s’accumulent. . Divergences entre planificateurs, manque de navires, sous- effectifs, impréparation des troupes et mauvais temps obligent à reporter l’opération plusieurs fois.

Le 6 juin 1944, enfin, après bien des obstacles et bien des sueurs froides, les troupes alliées s’élancent sur les plages normandes. Désarçonnés par l’effet de surprise, les Allemands ripostent mais sont vite submergés. Toutefois, si malgré quelques défaillances, la première phase de l’opération alliée se déroule sans trop de pertes, sur Omaha Beach le débarquement tourne au désastre. Quant aux semaines suivantes, elles vont virer au cauchemar. Plus combative que prévue, la Wehrmacht va livrer une résistance acharnée. Bien qu’en sous nombre et malgré les erreurs de son État-major, le bocage normand se transforme en un piège mortel. Les Alliés vont devoir attendre de longues semaines avant de reprendre l’avantage. D’autant que les conditions climatiques viennent affecter la logistique et l’arrivée de renforts.

Confinés pendant des semaines dans une étroite tête de pont, privés de soutien aérien et mal ravitaillés, les soldats alliés de la première vague d’assaut doutent de la victoire. Les désertions se multiplient, les troubles psychiatriques abondent et les troupes commettent vols et viols. On est loin de l’image de chevalier blanc que la mémoire a retenue ! Malgré leur écrasante supériorité matérielle et numérique, il faudra aux Alliés plus de deux mois pour sortir de l’impasse et ce n’est qu’au prix d’un lourd tribut que les Américains parviennent à s’emparer de Cherbourg et les Britanniques de Caen avant de percer les défenses allemandes.

Une victoire en demi-teinte puisque la Wehrmacht parvient à se replier en bon ordre et à rapatrier le gros de ses hommes sur les frontières du Reich. Contrairement aux espoirs initiaux, l’opération Overlord est loin d’avoir achevée la bête et la guerre va durer. Avec la libération de la ville lumière, le débarquement se finit en apothéose et un voile pudique vient couvrir les ratés de l’opération.  Hollywood a fait le reste…

 

NOTE DU REALISATEUR

Si souvent raconté, commenté, porté à l’écran, le débarquement de Normandie reste ancré dans nos mémoires, comme le modèle de l’aventure héroïque, où le Bien triomphe inexorablement sur les forces du Mal. Dépassant l’événement historique, l’épisode sans doute le plus connu de la Seconde Guerre mondiale est devenu un mythe inattaquable.

Et pourtant, nombre de situations, longtemps passées sous silence, attestent des aléas d’une opération qui, à maintes reprises, bien failli échouer, où l’héroïsme a souvent disparu sous la férocité des combats, où le dénouement n’a parfois tenu qu’à un fil. C’est sur ce terrain résolument nouveau que ce film s’inscrit. Contrairement aux idées reçues, la plus grande opération amphibie de l’histoire n’a pas été un chemin de roses. Sa planification hâtive, les problèmes logistiques à résoudre et les aléas de la météo ont mille fois failli compromettre l’opération. A l’unisson, les relations entre Américains et Britanniques n’ont pas toujours été au beau fixe et le commandement est loin d’avoir toujours en phase, comme l’atteste l’épisode tragique de Slapton Sands, où un millier de GI’s ont perdu la vie lors d’un simple entraînement…

Le film raconte par le menu et pour la première fois sans doute, les arcanes de ce drame tout comme les innombrables aléas que les Alliés ont dû surmonter. Son originalité s’appuie aussi sur un pari narratif inédit, celui de montrer le contre champ allemand. Par cette lucarne, le public est invité à découvrir les hésitations, les tensions de son État-Major, mais surtout les erreurs stratégiques du Führer. En somme comment les Allemands se sont rendus responsables de leur propre défaite alors que l’opération Overlord aurait pu finir en fiasco.

Bernard George

 

  • Langues

    Français
  • Format

    HD
  • Auteur

    Bernard George
  • Équipe technique

    Voix commentaire : Mohamed Rouabhi
    Musique originale : Robert Baccherini
    Montage: Bernard George et Elke Hartmann
    Assistants monteurs : Samuel Pinon ; Emmanuelle Joly
    Montage son : Frédéric Commault
    Documentaliste : Marie-Hélène Barbéris
    Graphisme : Ronan Jupin
  • Équipe artistique

    Un film de Bernard George et Olivier Wieviorka
    Réalisé par Bernard George
    Directeur éditorial et conseiller historique : Olivier Wieviorka
    Directeur artistique : David Korn-Brzoza
  • Distributeur

    Cinétévé Sales - Gorka Gallier - g.gallier@cineteve.fr
  • Vendeur à l'étranger

    Cinétévé Sales - Gorka Gallier - g.gallier@cineteve.fr
  • Édition musicale

    Co-édition
  • Une coproduction Cinétévé
    Cinétévé : Fabienne Servan Schreiber, Lucie Pastor
    et Arte France
    Unité Société et culture Arte : Fabrice Puchault & Anne Grolleron

    Avec la participation de Viasat World Limited, ViewCom – VRT, de la RTBF - Unité Documentaires - Marc Bouvier, de Madman Entertainment et de la RSI – Silvana Bezzola Rigolini
    Avec le soutien du Centre National du Cinéma et de l’image animée

    Attaché de presse : Michaël Morlon

    Format : HD
    Genre : Histoire / 100% Archives