ANTISÉMITISME
UNE HAINE TOUJOURS EN MOUVEMENTS
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Réalisation
Gabriel Le Bomin -
Auteur
Denis Olivennes, Anne Sinclair et Gabriel Le Bomin -
Production
Cinétévé -
Coproduction
INA -
Diffuseur
France 5
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Catégorie
Documentaire -
Durée
64'
Synopsis
Le 12 novembre 2023, 200 000 personnes manifestent dans toute la France pour lutter contre la hausse de l’antisémitisme. Un parti politique manque à cette marche : la France Insoumise, tandis que le Rassemblement National y est présent, aux côtés de l’ensemble des autres forces de l’échiquier politique français.
Après le 7 octobre, la riposte militaire disproportionnée menée par le gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou provoque une catastrophe humanitaire, dont la population gazaouie subit les conséquences dramatiques. LFI s’empare de cette question et se retrouve au centre d’accusations d’antisémitisme, les frontières n’étant pas toujours faciles à établir dans le débat entre contestation du gouvernement israélien et antisionisme, antisionisme et antisémitisme. Alors que, depuis l’Affaire Dreyfus, l’antisémitisme est une caractéristique distinctive de l’extrême droite, ce renversement apparent impose de revenir aux origines de cette passion triste en France.
Né en Allemagne en 1879, elle trouve, en France un terrain particulièrement fertile avec La France Juive de Drumont (1886), avant de traverser la gauche comme la droite. C’est l’affaire Dreyfus, sous l’impulsion de Zola et de Jaurès, qui opère la bifurcation : la gauche y comprend que l’antisémitisme contredit ses fondements, tandis que la droite en fait un pilier identitaire. Vichy est l’aboutissement de ce mouvement. L’antisémitisme y devient une politique d’État portée par le gouvernement de Pétain, et les forces d’extrême-droite même si des opportunistes venus de la gauche, comme Pierre Laval ou Marcel Déat, y participent aussi. Après la découverte des horreurs de la Shoah, l’ONU adopte le plan de partage de la Palestine, qui conduit à la création de l’État d’Israël en 1948, provoquant alors le déplacement forcé de 700 000 Palestiniens. La Guerre des Six Jours en 1967, puis l’occupation durable de la Cisjordanie, l’absence de solution donnée à la question palestinienne, alimentent progressivement à gauche un antisionisme croissant, tandis qu’à l’extrême droite le négationnisme reste l’horizon idéologique dominant.
En 1972, la fondation du Front National rassemble des nostalgiques de la collaboration et des anciens Waffen-SS, Jean-Marie Le Pen se fait le porte-voix de cette extrême-droite antisémite, antisioniste et négationniste. Arrivée à la tête du RN, Marine Le Pen cherche à marquer une rupture avec ce triple héritage du Front National, opérée par une stratégie de lissage médiatique, jusqu’à un positionnement désormais ouvertement pro-israélien. À l’inverse, depuis 2013 et surtout depuis le 7 octobre 2023, l’extrême gauche est accusée de jouer sur la corde du sentiment antijuif, provoquant une fracture profonde au sein du camp progressiste. À travers certains de ses discours et écrits, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de LFI, se retrouve notamment accusé de flirter avec l’antisémitisme. Une inversion apparente des repères historiques, qui interroge la situation politique actuelle de l’antisémitisme dans le champ politique français, bien qu’il soit rejeté par la grande majorité de la population et qu’il demeure disqualifiant pour les forces politiques qui seraient tentées d’en faire usage.
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Équipe technique
Musique originale
Julien Baril
Conseiller historique
Denis Charbit -
Festival
Festival de la Fiction et du Documentaire Politique de La Baule 2026 -
Copyright
© CINÉTÉVÉ - 2026
Produit par Fabienne Servan-Schreiber, Fatma Tarhouni et Thomas Arbez
Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Avec la participation du Centre national et de l’image animée, de T18 et de France Télévisions